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Mes actus' montagnes

Vous tenir au courant des conditions!

trail du tour des Fiz

lundi 2 août 2010, par Steph

30km pour se mettre dans un état...second

Ce 1er Août avait lieu pour la deuxième année le Trail du tour des Fiz

Au programme une version de plus de 60km et une de plus de 30 km partant de Plaine Joux pour montée au col de Portette via le refuge de Platé, descente sur Salles, remontée au collet d’Anterne, Alfred Wils, Lac et col d’Anterne, Chalet de Moëde, lac vert et retour à Plaine Joux.

Un peu plus de 300 concurrents ( dont moi ) avaient opté pour la version courte mais déjà bien suffisante du 30 km.

Le départ est "claqué" à 9h00 et ça part très vite dans une descente. J’essaie de suivre le groupe de tête d’environ 10 coureurs ( que des favoris ! des team machin, des team truc...) pour voir... je tire déjà une "panosse" d’un mètre alors que la première montée de 1300m de dénivelé n’a pas encore attaquée !

J’essaie de tenir et rapidement je vois que j’avance bien dans la montée. A fond mais sans m’affoler, je comble quelques intervalles et double quelques coureurs. Je suis très bien et je passe le col de Portette en 3ème position.

J’attaque les descente sur Salles du mieux que je peux car je sais que ça n’est pas mon point fort. Malheureusement pour le coureur qui me précède, il chute et se fait une entorse. Me voilà second à une ou deux minutes du premier. Je commence à y croire et je me dit qu’une fois le calvaire de cette première et longue descente terminée, je peux peut être prendre la tête dans la montée au col d’Anterne.

Rapidement une "fusée verte" ( Lenormand team Quechua ) me double. J’essaie de suivre, en vain, c’est pas la peine !

Je tiens ma troisième place comme un mort de faim jusqu’au col d’Anterne car derrière je vois que ça revient fort. J’attaque la dernière descente sur plaine Joux à fond mais ça commence à être l’enfer : quelques débuts de crampes, une vieille douleur au mollet qui se réveille et me provoque des hauts le coeur à chaque pas.

A 3 km de l’arrivée "le Corse " ( un des favoris ) me rattrape et me motive pour que je tienne le coup et que l’on passe la ligne ensemble.
- " allez mon pote, allez, tiens le coup" me souffle t-il toutes les 3 ou 4 foulées.

j’ai beau me dire qu’au mental je vais y arriver, les jambes ne se plient quasi plus. On se motive mutuellement car il semble aussi souffrir énormément. Ma chérie, mes parents et des amis essaient de me "booster" mais rien n’y fait, je les entends à peine et je crois que le cerveau à quelque peu disjoncté !

A quelques centaines de mètres de l’arrivée, deux coureurs nous rattrapent et nous dépassent...

Je termine 6ème en 3 heures 47, le vainqueur en 3 heures 33 ! ( au col d’Anterne, j’étais pointé à moins de 3 minutes du premier ! )

je m’écroule juste derrière la ligne à moitié comateux, on me porte jusqu’à une civière, sous une tente où je reprends mes esprits au bout de quelques minutes.