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Mes actus' montagnes

Vous tenir au courant des conditions!

Trail du Gypaete

"Gypaété" au bout...

mardi 7 juin 2011, par Steph

Samedi 4 juin,

Après le trail du môle, je me faisais un peu de soucis sur le délai de récupération de 15 jours entre les deux courses et vu comme j’avais bien tiré sur la machine au Môle, je pensais que ça allait être dur... eh bien ça l’a été !!

Les conditions étaient vraiment top : couvert et pas trop chaud, l’organisation ultra pro et très sympa. Je suis donc content que nos courses respectives soient "partenaires".

Je pars tranquille et me dis que je vais rester cool pendant 1 heure ( montre en main ) je reste dans le groupe des poursuivants jusqu’au ravito du Chinaillon ( 30 km ) car devant , Olivier Morin et françois Lachaux ont un peu d’avance ( 10 minutes ) mais je pense pouvoir revenir " au train" sans m’affoler.

il n’en sera rien, je mange et bois trop au ravito et très vite dans la montée de l’Aiguille verte, des térribles douleurs à l’estomac me font m’arrêter sur place !

Je lâche le groupe des 4 poursuivants et tente de me refaire une santé, mais je vois que derrière ça revient fort.

Je patiente et finalement ça passe, je retrouve de l’influ et de la motivation.

Dans l’interminable descente vers le frachet et Solaison, mon genou commence à "couiner" sérieusement, je serre les dents et me dis que ça passera. Dans les montées ça va bien et je rattrape les poursuivants.

Au ravito à Solaison, ma femme, mon père et plein d’amis sont là, ça me remotive même si j’ai l’air décomposé et que tout le monde me ragarde avec un peu de pitié au fond des yeux !!

- " vous inquietez pas je suis là pour ça !!"

je repars vers la pointe d’Andey à 2 à l’heure ! mais je reviens quand même sur Marc Paturel qui semble "couler une bielle".

Au sommet d’Andey, des amis me donnent à boire et j’attaque la descente. Malheureusement, dès les premiers mètres, mon genou me fait souffrir, c’est encore pire dès que le terrain est en dévers.

Je m’arrête. Mon père ma rejoint et tente de me masser, je m’étire. Le doute s’installe mais je n’ai pas envie d’abandonner au bout de 55km. En plus j’ai jamais jeter l’éponge. J’ai peur de décevoir...

Je reprends la descente, mais arrivé en bas je m’arrête à un poste de contrôle, hésite et enlève les épingles de mon dossard, pour le rendre. Geste obligatoire dans le règlement, mais symboliquement fort pour moi qui suis " jeune" coureur : je dépose les armes !!!

je monte dans la voiture et nous allons encourager les potes et les autres au Mont Sax...

J’apprends "le métier"... je crois que j’ai bien fait, du moins c’est ce que tout le monde dit, car moi j’ai du mal à savoir. Le lendemain, j’ai toujours mal au genou, mais les jambes sont nickel !! je suis déçu. Je monte au bureau, et tape sur l’ordi : " calendrier trail Haute Savoie"... je n’ai qu’une envie : m’inscrire à la prochaine course !

tête basse et bras ballants {JPEG}