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Mes actus' montagnes

Vous tenir au courant des conditions!

Manitua Grandes Jorasses

enfin libérée ...ou presque !

dimanche 26 septembre 2010, par Steph

C’est un beau challenge que nous nous étions fixé : libérer "Manitua". C’ est chose faite à une longueur près !

1er jour :

Premier train, nous espérons monter au plus haut dans la voie. Le sac de hissage est lourd et nous passons la rimaye à 13h00.

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Nous attaquons à l’aplomb du Croz pour éviter les chutes de pierres ( peu fréquentes ) de l’amphitéatre. Première pente de neige correcte, puis nous basculons dans la "goulotte" du Croz qui est bien sèche et donc en rocher moyen.

Après le gendarme, nous obliquons à gauche pour suivre une rampe toujours sèche qui nous mène au pieds du bastion de Manitua.

Nous contournons par la gauche le point le plus bas pour rejoindre la ligne évidente de dièdres déversants.

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L’ambiance commence doucement à s’installer. Rapidement ça grimpe ! dans le 6c/6c+. Le second grimpe avec un sac léger et nous hissons le reste du matos.

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Après 5 grandes longueurs dans des dièdres très pures en bon rocher, nous atteignons l’épaule à droite qui nous offre un bivouac acceptable sans toutefois faire partis des plus confortables que nous ayons rencontrés. Pas de quoi faire fondre de la neige... le lendemain s’annonce " gorge sèche" et le café du petit matin n’est pas "open bar".

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Nous avons tout libéré ce premier jour et avons atteint R6 du bastion ( sur les topos de Seb et cédric ) , nous sommes donc confiants pour cette deuxième journée qui s’annonce, toujours sous un soleil radieux. Les cordées dans la Walker s’enchaînent et les pierres sifflent mais pas de notre côté, tant mieux !

Deuxième jour :

J’attaque dans une longueur moins difficile que la veille mais qui s’avère bien verglacée ( l’eau goutte du névé secondaire du Croz ). Du coup, je dois pitonner mais ça passe en libre... ouf.

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Titi prend la suite et commence à serrer des croutes pour enchaîner deux longueurs bien dures qui doivent tourner autout d’un bon 7a/7a+ pour la plus difficile des deux, dans un rocher bon mais pas évident à protéger. Le vide se creuse...

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La dernière longueur du bastion... sur le topo nous avons A3 / A3+ . L’eau qui ruisselle du névé au dessus de nos têtes rend le rocher détrempé. L’inquiétude quant à la libérartion de cette ultime longueur est dans les esprits.

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C’est de nouveau Titi qui s’y colle et qui attaque le dièdre bouché et déversant. Très vite l’escalade libre n’est plus possible. Même en artif ça paraît très dure. Titi bataille pour trouver la solution qui semble être sur sa droite. La perte d’un crochet l’oblige à battre en retraite. Je commence à douter de nos chances de réussite. Pas lui.

Il redescend jusqu’au premier piton et oblique à gauche dans la dernière longueur de la voie de "Bubu " côtée 7c. Il ne manquera pas grand chose pour que Titi enchaîne ( un essais sans doute, mais l’heure tourne ). En tout cas cette longueur semble plus grimpable en libre que celle originale de Manitua.

La suite nous semblait bien plus abordable, il n’en sera rien. Nos indications sur l’itinéraire sont assez sommaires et nous ne choisissons sans doute pas le cheminement utilisé au mois de Mars par Seb et Cédric . Nous forçons un peu le passage tout droit dans un rocher assez moyen qui nous oblige à de nouveau pitonner et bétonner les relais. Il faudra même ressortir les chaussons. Mais impossible de tirer le sac. C’est donc avec un bahut de plus de 25 kilos que le second grimpe !

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Il nous faut de longues heures de bataille pour rejoindre la brèche du Croz. Là, les lieux nous sont moins inconnus puisque nous avons déjà fait la sortie à droite. Cette fois c’est la sortie " été" qui nous attend, la vrai sortie du Croz, celle qui en a fait couiner voire buter plus d’un !

C’est moi qui m’y colle et je reste en grosse pour ces 150 mètres qui nous surplombent. La légende est bien fondée, le taquet au rendez-vous ! Le rocher est très moyen et ça grimpe. Heureusement que les années ont permis a quelques pitons salvateurs de se retrouver au bon endroit.

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Une dernière longueur où le tirage nous oblige à quelques excentricités, et nous voilà au sommet, il est 20h00 !

Je sors sur les rotules et malgré la bonne heure de jour qui nous reste, nous n’attaquons pas les rappels et bivouaquons une deuxième fois au sommet. Cette fois, il y a de la neige et le réchaud ronronne...

Troisième jour :

Nous descendons tranquillement en ne pensant qu’ à une seule chose : le Coca à Boccalate.
Malheureusement, le refuge n’est plus gardé ( la voie normale est fermée pour cause de séracs très méchants ! ) et nous ne trouvons que quelques Polonnais qui nous saluent gentiment mais ne peuvent pas grand chose pour nos envies de bulles.

Matos

2 jeux de camalots ( sauf le 3 ) , 4 Aliens , 15 pitons variés, 3 piolets techniques et 1 " ptit loup" pour deux, et le matos de bivouac

voici deux topos que nous avions : un de Slavco Sveticic ( l’ouvreur ) et un de Cédric Perillat et Seb Ratel ( répétition en Mars 2010 )

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